Laurent petit -2020

transmettre l’oubli

5 septembre –  5 novembre 2020

Coïncidant avec la présentation de ses œuvres au musée La Piscine à Roubaix, dans le cadre de la « Carte blanche à la Galerie de l’Ancienne Poste », cette deuxième exposition personnelle à la galerie de Laurent Petit dévoile une quinzaine de sculptures récentes où l’artiste céramiste renoue avec une certaine forme de narration, à travers la réappropriation des mythes et batailles propres à la culture méditerranéenne.
Laurent Petit est né en 1962 à Bourges dans le Cher. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et de la Maison de la Céramique de Mulhouse, Laurent Petit a choisi l’expression céramique depuis 1996. Il a figuré en 2019 parmi les finalistes de la 25e édition de la Biennale Internationale de Céramique Contemporaine de Vallauris.

Catalogue de l’exposition

Laurent Petit a déjà dit qu’il réalisait un travail à la fois pictural et sculptural. La haute place qu’il confère au blanc peut évoquer l’espace de projection, très ouvert, du regardeur face à une toile. Pour l’artiste, « Cela donne aussi une valeur différente, plus forte, à ce qui vient contester le blanc, c’est-à-dire les concrétions de matière puis les traces de couleur. Tout ce que je pose en complément du blanc le transcende et me permet de rechercher une minéralité énigmatique. » Il remémore que le blanc s’imposa dès le début, sous l’influence du sculpteur Gordon Baldwin, mais aussi de la peintre Joan Mitchell et, évidemment, de Cy Twombly. « Je pense que le blanc me permet d’emmener une forme de neutralité et de calme, en contrepoint des zones très colorées, notamment si je songe à mes premières céramiques, qui étaient plus en matière, avec du grain. Cy Twombly avait déclaré, un jour, que l’on pouvait considérer les plages de blanc de ses tableaux telles des zones néoromantiques du souvenir. Cette définition me convient parfaitement, car je considère mes sculptures comme des espaces commémoratifs sur lesquels je déploie des traces. » Sur ses dernières œuvres, les plages de blanc semblent ainsi encore plus essentielles à Laurent Petit. Il en fait une métaphore de la réminiscence fragile, réalisée par de fins engobes accueillant, en contrepoint, des zones brillantes qui reflètent un memento actif. « Dans la vie, conclut-il, ces deux notions cohabitent toujours, alliant des souvenirs fugaces à une mémoire vive, d’autant plus réanimée par ce que l’on voit… 
Marie Maertens
Commissaire et critique d’art,
Extrait du catalogue de l’exposition

AuteurDeLaCitation, avril 2025
Extrait du catalogue de l’exposition.