Mette Maya Gregersen
18 mai – 27 juin 2019
Exposition Mette Maya Gregersen à la Galerie de l’Ancienne Poste en mai 2019
L’idée de mouvement est une constante dans le travail de la céramiste danoise Mette Maya Gregersen. Ses céramiques sculpturales dégagent la même énergie et les mêmes rythmes que les vagues éphémères qu’elle capture avec une maîtrise qui lui a valu une reconnaissance internationale. Plus récemment, l’artiste s’est inspirée des formes minérales des géodes qui sont présentées pour la première fois au public dans le cadre de cette exposition personnelle à la Galerie de l’Ancienne Poste.
Mette Maya Gregersen dans la Revue de la céramique et du verre
Mette Maya Gregersen dans Connaissance des Arts
Les géodes ont toujours été pour moi sources de mystère et d’étrange beauté. Lorsqu’on exhume ces capsules, on brise leur cœur minéral en gestation depuis la nuit des temps, on interrompt leur sommeil profond, et ce pour notre plaisir éphémère. Quelle insolence face aux mystères de la terre. L’œuvre sculpturale récente de Mette Maya Gregersen crée une résonnance minéralogique et organique qui m’apparaît comme une tentative de combler l’étrange espace entre notre imagination sensorielle et l’inconscience absolue de la matière. Maya travaille par contrastes, ou plutôt les manie comme un compositeur use de dispositifs sonores pour agir sur notre état émotionnel. Elle semble voir les frontières entre « mou » et « dur », « intérieur » et « extérieur », « rugueux » et « lisse » non comme des barrières, mais comme des seuils qu’elle franchit avec audace et perspicacité. C’est comme si son intuition foncièrement céramique, sa sensibilité matérielle, ses doigts mêmes étaient nos guides, nous invitant à parcourir le « terrain » de son œuvre, à ressentir partiellement son plaisir à travailler de ses mains, sa sincérité et son espièglerie. À cet égard, il réside dans l’œuvre de Maya une grande générosité sensorielle, car elle comprend le processus par lequel nous (les gens) appréhendons la texture, la couleur, le matériau – la pure « matière » de la terre – et créons nos propres associations d’images mentales. C’est une sorte de défi. Ainsi, les aspects dolents, charnus de son œuvre sont complémentaires de son intransigeance minéralogique, le tout engendrant de puissants échos. Selon moi, les « messages » de l’art, si on peut les appeler ainsi, devraient être aussi simples et aussi complexes que cela.
Gareth Mason, Mars 2019
Mette Maya Gregersen. Double Wave, 2019
Mette Maya Gregersen. Hollow Ground, 2018
Mette Maya Gregersen. Breaking Wave 2, 2019
Mette Maya Gregersen. White Noise, 2019
Mette Maya Gregersen. Transpired Time, 2018
Mette Maya Gregersen. Round Wave, 2019,
Mette Maya Gregersen – N°1, 2018



