Sophie Favre

Sculptures

23 mars – 2 mai 2013

Sophie Favre est née en 1950 dans une famille d’artistes : sa mère est céramiste, son père est graphiste, peintre et dessinateur. Après des études aux Beaux Arts de Paris, elle apprend à travailler la terre avec sa mère et se passionne très vite pour cette matière qui lui permet d’imaginer et de donner corps à des personnages ou à des animaux, d’abord au tour comme les céramistes, puis par modelage. Chargées de sentiments subtils, les « créatures » de Sophie Favre ont le don de susciter l’identification par de menus détails. S’il ne s’agit pas de caricatures, elles semblent pourtant revendiquer leur caractère comique et maladroit, et c’est ce qui les rend furieusement attachantes. Aujourd’hui, l’œuvre de Sophie Favre est reconnue internationalement, elle figure dans les grandes collections et la revue « Miroir de l’Art » a élu l’artiste parmi les « Révélations de l’année 2012 ».

Sophie Favre dans Connaissance des Arts
Sophie Favre dans l’Officiel des Galeries et Musées.

« Au premier regard, – comme la terre de l’artiste -, vous êtes cuit. La statuette fait mouche. Quelque chose vous étreint le cœur, vous surprend, vous enchante, vous confronte à de l’inattendu, vous livre, à l’écart des prétentions démesurées et des leçons de choses, une nouvelle version des choses et du monde, tout cela en un clin d’œil. C’est imparable. Le bestiaire de Sophie Favre, de Favre-la-Sage, entre dans le monde de vos représentations du monde. Il tient la route, c’est un petit univers cohérent doué d’une réelle et troublante puissance évocatoire. Favre, la faiseuse et la sage ! (Intéressante synthèse, celui qui pense et qui agit, qui fabrique, qui œuvre avec les mains). Favre, la fabuliste, la poétesse. L’artiste, celle qui regarde et qui rend le monde dans une version inédite et charmante. Je veux dire : qui exerce un charme, carmen, chant magique, qui exprime une merveilleuse et ensorcelante musique de l’âme. […]
[…]Le regard des êtres de Favre, leur formidable qualité de présence, leur affolante « humanité » (un fabuleux effet spéculaire) ou cette façon qu’ils ont de nous remuer en profondeur, de nous émouvoir, de nous bouleverser ou de nous amuser qualifient et exhaussent cette œuvre passionnante dont la présence dans mon blog m’est la cause d’une grande joie. L’œuvre mène une longue et intelligente réflexion sur l’art de plaire, de retenir l’attention, de séduire, de suggérer, de toucher sans appartenir jamais au monde fermé et exclusif de la beauté homologuée. »
Denys-Louis Colaux
Romancier, nouvelliste, poète.