Ursula Morley-Price – Ann Van Hoey
23 février – 11 avril 2019
Exposition Ursula Morley-Price Ann Van Hoey à la Galerie de l’Ancienne Poste.
Réunir en une même exposition les oeuvres de deux artistes est plus complexe qu’il n’y paraît. Si les démarches sont trop proches, l’oeil s’en tient bien souvent au simple exercice de la comparaison. Si les deux visions s’opposent radicalement, la confrontation n’a guère plus de sens. La mise en regard des pièces d’Ann Van Hoey et d’Ursula Morley-Price, proposée à Toucy, se situe dans un parfait entre-deux. Leurs oeuvres sont évidemment de natures différentes. La céramiste belge privilégie les surfaces lisses, les découpes précises, un fini irréprochable. L’artiste franco-anglaise préfère les effets plus irréguliers, aussi maîtrisés soient-ils. Aux lignes pures, presque abstraites de l’une répondent les formes plus organiques de l’autre. Mais des préoccupations communes les rapprochent : l’amour de la terre et l’expérimentation de ses limites, l’usage du monochrome – des blancs et des noirs mats, du vert, du beige… -, le sens du mouvement – entre torsions et dynamisme hélicoïdal – et l’influence des pliages de papiers japonais, guirlandes ou origamis.
Depuis leurs dernières expositions personnelles à la galerie de l’Ancienne Poste, respectivement en 2016 et en 2017, Ursula Morley-Price et Ann Van Hoey ont continué à faire évoluer leur travail, sans rien perdre de ce qui fait leur singularité. Au fil du temps, l’une et l’autre ont forgé et développé un style immédiatement reconnaissable, dont elles ne se départissent pas. La première produit des pièces en grès aux formes ouvertes, évasées, prolongées de délicates ailettes qui partent du corps principal de la structure pour se développer dans l’espace, la seconde poursuit son travail de découpe, d’incision et de pliage de plaques d’argile, pour donner naissance à une déclinaison d’objets très design, inspirés de formes simples, demi-sphère, triangle ou carré.
Ursula Morley-Price et Ann Van Hoey ont tenu à présenter des oeuvres inédites, spécialement créées pour cette exposition. » J’ai commencé à m’y mettre en septembre dernier, après avoir terminé un travail pour la galerie Puls Contemporary Ceramics, à Bruxelles « , explique la première. Depuis mon exposition organisée à la galerie McKenzie Fine Art de New York en novembre 2017, je me suis intéressée à de nouvelles formes, inspirées par la silhouette d’un parasol. J’ai également créé une œuvre intitulée Cathedral, plus architecturale ».
Quant à Ann Van Hoey, elle s’est essayé, ces derniers mois, à des formats plus petits, après avoir été sélectionnée par l’Académie Internationale de la Céramique pour participer à la première collection Treasure Bowl. » Le grès était une nouveauté pour moi, qui suis davantage habituée à la faïence. Travailler dans des dimensions plus modestes a été une expérience enrichissante. Le format influe sur le caractère de l’objet, confie-t-elle. Je me suis investie dans cette recherche autour du petit format, en utilisant des plaques deux fois plus fines qu’à mon habitude, pour que les pièces, plus petites, donnent la même impression de légèreté que les grandes « .
Ursula Morley-Price – Brown Cathedral Forms 2019
Ursula Morley-Price – Tall Brown Twist Form 2002
Ursula Morley-Price – White Parasol Form 2018 N°19/8
Ursula Morley-Price – White Cascade Form, 2018
Ursula Morley-Price – Brown Twist Form, 2018
Ursula Morley-Price -Brown Parasol Form, 2018
Ann Van Hoey – The Earthenware Ferrari, 201
Ann Van Hoey – Untitled, 2018
Ann Van Hoey Untitled, 2019
Ursula Morley-Price – White Twist Form, 2002
Ursula Morley-Price – Brown Cathedral Form 2019
Ursula Morley-Price – Cathedral Form, 2018



