Camille Virot
Le monde dans un bol
27 mars – 14 mai 2021
Camille Virot – Groupe de bols Raku, N° 14-15-12-11-13
La Galerie de l’Ancienne Poste est heureuse de présenter la troisième exposition personnelle de l’artiste céramiste Camille Virot à Toucy, qui dévoilera à cette occasion une trentaine d’œuvres inédites. Dans cette nouvelle étape du parcours créatif de l’artiste, le bol est à nouveau mis à la une – dont le célèbre « Bol-genèse » encore et toujours revisité.
Camille Virot est né en 1947, en Franche-Comté. Il poursuit une formation céramique aux Beaux-Arts de Besançon puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg. En 1972, Camille Virot ouvre un atelier en Haute- Provence et y pratique le Raku. Depuis 1976, il partage son activité entre un travail didactique (stages et interventions dans des écoles d’art) et la poursuite d’une expression plastique personnelle qui s’appuie sur les données traditionnelles du Raku japonais. A partir de 1990, l’artiste associe à la céramique d’autres matériaux. En 2018, Camille Virot figurait parmi les invités du Parcours de l’Art en Avignon et présentait à l’Eglise des Célestins une installation très remarquée intitulée « 15 TÊTES & 50 états transitoires ». Ses œuvres figurent dans de nombreux musées, FRAC et collections privées. Elles seront également présentes dans le cadre d’une prochaine exposition au musée des Beaux-Arts de Lyon.
Catalogue de l’exposition « Le monde dans un bol »
Camille Virot dans Connaissance des Arts
Il y a les bols finis et les bols en naissance. Mais contrairement à ce qui devrait être, il y a manipulation de la chronologie. Dès le début — années 70 — j’ai fait des bols “finis”, normaux, se labélisant du bol raku japonais traditionnel et notoirement zen, sans complexe donc. À cette époque, en 1979 précisément, j’intitulai un article de revue, “le monde dans un bol”, sans complexe là non plus… Puis vinrent, dans les années 2000, les bols-genèse, un retour en arrière, le retour aux vraies origines, le bol comme roche creusée réceptive, le bol premier émergeant : fabriqués et bricolés àpartir de bols “finis ratés”, broyés, concassés, ressoudés pour faire du nouveau avec de l’ancien — ce qui est encore ma préoccupation actuelle —, c’est donc revenir à un point de départ et être accidentellement à la mode recyclage. Mais pour rester confiné dans un univers céramique, donc sensible plus qu’intelligible et raisonnable, les bols-genèse apparaissent dans un environnement sédimentaire où les actions rituelles successives donnent matière à des strates différenciées mais qui se parlent, s’interfèrent ou se contredisent. Le tout ensuite, transfiguré, figé, bousculé par ces périodes volcaniques que sont les cuissons, multipliées, répétées souvent comme des hoquets de volcan. Quant aux “bols finis” d’aujourd’hui, ils s’apparentent à la fois à des abstractions de bols usuels et à des images manipulables, sortes de monotypes ayant un recto et un verso, une face et un dos, des lèvres, une panse et un pied, donc des êtres qui nous ressemblent un peu, un peu comme les bols qu’Onisaburo façonnait en fixant son modèle vivant, dit-on.
Camille Virot, réflexions préparatoires à l’exposition de Toucy.
Camille Virot – Bol N°14, 2020
Camille Virot – Bol genèse, 2020, N°BG5
Camille Virot – Bol N°2, 2020
Camille Virot – Bol genèse, 2020, N°BG10
Camille Virot – bol N°8, 2020
Camille Virot – Bol genèse N°BG6, 2020
Camille Virot. Bol N°15, 2020
Camille Virot – Bol N°7, 2020
Camille Virot – Bol N°1, 2020
Camille Virot -Bol N°21, 2020
Camille Virot -Bol N°24, 2020
Camille Virot – Bol N°1, 2020



