Laurent Petit

Transmettre l’oubli

5 septembre – 5 novembre 2020

Vernissage le samedi 5 septembre 2020 à partir de 16h en présence de l’artiste

Laurent Petit - céramique contemporaine - sculpture céramique - art céramique - galerie de céramiques

Laurent Petit Vestige n°10 – 2019 – 21,5 x 79 x 33,5 cm. Photo Pascal Vangysel

Coïncidant avec la présentation de ses oeuvres au musée La Piscine à Roubaix, dans le cadre de la « Carte blanche à la Galerie de l’Ancienne Poste », cette deuxième exposition personnelle à la galerie de Laurent Petit dévoile une quinzaine de sculptures récentes où l’artiste renoue avec une certaine forme de narration, à travers la réappropriation des mythes et batailles propres à la culture méditerranéenne.

Laurent Petit est né en 1962 à Bourges dans le Cher. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et de la Maison de la Céramique de Mulhouse, l’artiste a choisi l’expression céramique depuis 1996. Il a figuré en 2019 parmi les finalistes de la 25e édition de la Biennale Internationale de Céramique Contemporaine de Vallauris.

  • Bio de Laurent Petit
  • A lire : « Laurent Petit, vestiges de grès » par Guillaume Morel, Connaissance des arts n°795, septembre 2020, p.94-95.
Laurent Petit - La Piscine Roubaix - sculpture céramique - céramique contemporaine - exposition céramique - musée de Roubaix

Laurent Petit, sculptures de g. à dr., « La détresse d’Achille », 2018, « La superbe d’Achille », 2018, et « Mémoire labyrinthique », 2019, actuellement exposées au musée La Piscine à Roubaix. Photo Anthony Girardi.

Laurent Petit a déjà dit qu’il réalisait un travail à la fois pictural et sculptural. La haute place qu’il confère au blanc peut évoquer l’espace de projection, très ouvert, du regardeur face à une toile. Pour l’artiste, « Cela donne aussi une valeur différente, plus forte, à ce qui vient contester le blanc, c’est-à-dire les concrétions de matière puis les traces de couleur. Tout ce que je pose en complément du blanc le transcende et me permet de rechercher une minéralité énigmatique. » Il remémore que le blanc s’imposa dès le début, sous l’influence du sculpteur Gordon Baldwin, mais aussi de la peintre Joan Mitchell et, évidemment, de Cy Twombly. « Je pense que le blanc me permet d’emmener une forme de neutralité et de calme, en contrepoint des zones très colorées, notamment si je songe à mes premières céramiques, qui étaient plus en matière, avec du grain. Cy Twombly avait déclaré, un jour, que l’on pouvait considérer les plages de blanc de ses tableaux telles des zones néoromantiques du souvenir. Cette définition me convient parfaitement, car je considère mes sculptures comme des espaces commémoratifs sur lesquels je déploie des traces. »

Marie Maertens
Critique d’art et commissaire,
Extrait du catalogue de l’exposition.

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