Expositions

Matthew Chambers

Le cercle, espace infini de liberté

16 mai – 2 juillet 2026

Vernissage le samedi 16 mai 2026 à partir de 18h en présence de l’artiste

En accord avec son désir de faire connaître en France l’excellence de la céramique contemporaine, la Galerie de l’Ancienne Poste est heureuse de présenter cette deuxième exposition personnelle du céramiste britannique Matthew Chambers cité par Artprice parmi les céramistes internationaux les plus marquants qui « ravivent aujourd’hui la flamme de la céramique ». L’artiste déploie son travail abstrait autour d’une seule et même forme : le cercle.

Communiqué de presse
Un catalogue bilingue accompagnera l’exposition.

« Auprès du céramiste Philip Wood, qui lui inculqua la rigueur des aptitudes techniques donnant la liberté et la maîtrise face au matériau, puis au Royal College of Art, où il développa une expression plus personnelle et une réflexion conceptuelle, Matthew Chambers travaille depuis plus de vingt ans le thème du cercle. Cette définition pourrait sembler quelque peu restrictive pour ces enchevêtrements de lignes, de courbes, ces rotondités et ovales qui se croisent, ces jeux d’équilibre entre avers et revers, ces grès qui créent des profondeurs touffues ou symbolisent des passages, voire des orifices… Mais comme le rappelle l’artiste, il s’agit bien d’une figure aux potentiels infinis. « En revenant à une forme simple et élémentaire, je peux explorer d’innombrables variations tout en conservant une cohérence d’ensemble. Elle fonctionne à la fois comme contrainte et liberté – un point de départ simple qui s’ouvre sans cesse sur de nouvelles possibilités. » En choisissant, dès le départ, un motif universel, il se positionne dans l’histoire de la sculpture et de la céramique, accentuant une temporalité indéfinie, en dehors des modes. »
Marie Maertens, journaliste et curateur, extrait du catalogue de l’exposition.

Océane Madelaine

Dans le subtil

4 juillet – 6 septembre 2026

Vernissage le samedi 4 juillet à partir de 18h en présence de l’artiste

Pour cette nouvelle exposition à la Galerie de l’Ancienne Poste, Océane Madelaine – céramiste et femme de lettres – a d’abord été hantée par des mots, et un titre qui s’est imposé à elle : « Dans le subtil ». L’artiste explique ainsi ce choix et l’essence de sa démarche pour l’exposition:

« C’était le désir de porter attention au ténu, au fragile, à ce qui tressaille à la surface de la matière : traces, écritures, lignes, taches, vibrations infimes qui nous remuent et nous émeuvent. Subtil vient de sub, « sous », et tela, « toile ». On serait sous les fils de la chaîne à tisser, sous les mots du texte, sous la peau de l’argile. Avec cette conviction, inébranlable, que dans un monde brutal, les choses ont aussi lieu dans le subtil, dans le secret, que ça travaille par en dessous, malgré nous, que ça palpite et que ça résiste, infiniment.
Cette quête du subtil a pris forme, comme toujours chez moi, dans des contenants : grands bols, boites, mais surtout dans des jarres, nouvelle forme apprivoisée cet hiver. Guidée par la formule magique de Michel Leiris, « Argile : j’y lis la jarre », (dans Langage Tangage), j’ai cherché à mon tour à lire cette forme avec mes mains. En décrypter le pied, le galbe, l’épaule, le col, mettant à jour une architecture minimale et ample à la fois, ancestrale, puissante. Pour mettre à l’abri, non plus des provisions de blé, d’huile ou de miel, mais, je l’espère, des réserves subtiles de sens. »

Communiqué de presse